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Bobigny

Périphérie et le Magic Cinéma organisent la 22ème séance de Bretagne et cinéma à Bobigny avec la projection du film

Les Lendemains de Bénédicte Pagnot (2013 / 1h55)

vendredi 27 janvier à 20h

au Magic Cinéma à Bobigny

Tarif : 3,50€ / En présence de la réalisatrice

Séance suivie d'un pot (cidre et pâté artisanal, pain bio)

Plus d'infos sur la soirée ici

Périphérie et Le Magic Cinéma organisent la 21ème séance de Bretagne et cinéma à Bobigny avec la projection de :

Lili Rose de Bruno Ballouard, 2013
Vendredi 29 janvier à 20h00 au Magic Cinéma
Centre commercial Bobigny 2, Rue du Chemin vert, 93000 Bobigny
M°5 Bobigny – Pablo Picasso

Périphérie et Le Magic Cinéma vous organisent la 20ème séance de Bretagne et cinéma à Bobigny avec la projection de :

Mon lapin bleu de Gérard Alle
Les amants de Guingamp d’Antoine Vaton et Tangui Perron

Vendredi 30 janvier 2015 à 20h au Magic Cinéma
Centre commercial Bobigny 2 / rue du Chemin vert, 93 000 Bobigny
M°5 ou T1 : arrêt Bobigny-Pablo Picasso

Infos et réservations : 01 83 74 56 73 / magic-cinema.reservation@est-ensemble.fr

 

Pour cette 19ème séance de « Bretagne et cinéma », nous vous proposons le film Que la fête commence (1975) de Bertrand Tavernier.

En réalisant un des meilleurs films historiques des années 1970, Bertrand Tavernier a réussi à mêler une épopée bretonne - la pathétique révolte du Marquis de Poncallec (incarné par l'excellent Jean-Pierre Marielle) - et des considérations sur l'Histoire, la vie et la finitude. On est loin des interprétations frelatées de la Révolte des Bonnets rouges (qui eut lieu quelques décennies auparavant).

Pour sa 18ème soriée « Bretagne et cinéma », le Magic cinéma de Bobigny et l'association Périphérie organisent une séance exceptionnelle : la projection d'un film méconnu de Jean Grémillon, Pattes blanches (1949), en partie tourné à Erquy, dans les Côtes-d'Armor, avec Michel Bouquet dans un de ses premiers rôles.

Séance animé par Tangui Perron, chargé du Patrimoine à Périphérie.
En présence du comédien Michel Bouquet.
 

Pour cette 17e séance « Bretagne et cinéma » (qui entend toujours marier cinéphilie et convivialité populaire) nous présentons un classique du cinéma des années trente (un chef d’œuvre), Remorques (1940) de Jean Grémillon, et un court film d’atelier réalisé par une classe de Drancy et Antoine Vaton, Permis de Démolir (2011). Les films n’ont rien à voir entre eux, si ce n’est le plaisir de se retrouver ensemble à parler de ce qui nous rapproche : le cinéma, la Bretagne, la vie d’hommes et de femmes qui ont quitté leur région pour vivre en banlieue et dont il est nécessaire d’esquisser l’histoire.

Cette seizième (rien que ça ! ) séance de « Bretagne et cinéma » organisée par le Magic Cinéma et Périphérie est sans doute une assez  copieuse séance « à l’ancienne » - et elle ne s’en cache pas et en rougit encore moins : première et seconde parties, débat avec le réalisateur (la réalisatrice pour être plus précis), le tout sous les hospices de la cinéphilie et de l’éducation populaires, avant de s’achever par un verre et un casse-croûte… Cela n’empêche pas, au contraire, la découverte (ou redécouverte) d’une rareté du patrimoine cinématographique et la mise en avant d’un récent premier film de fiction que nous avons particulièrement aimé (et pas seulement parce qu’il se situe au sein d’un territoire qui est le lieu préféré de nos balades cinématographiques).

Deuxième (mais non pas dernière) adaptation du célèbre roman de Pierre Loti, ce film Jacques de Baroncelli possède de nombreuses qualités cinématographiques et documentaires, au-delà d’une intrigue assez convenue.

Tourné à Paimpol pour les extérieurs, Pêcheur d’Islande nous plonge dans une réalité aujourd’hui disparue : celle de la pêche du début des années 1920, ou celle d’un paysage composé de haies, de chemins, et de ports en activité. Jacques de Baroncelli glisse de surcroît dans son film de véritables extraits de bandes documentaires sur la technique de la pêche à la morue ou sur une noce en Bretagne (il s’agit de films Pathé du début des années 1900). Certains habitants se prêtèrent même au jeu de figurant - et leurs visages burinés, travaillés par la mer, tranchent avec la blancheur du teint de l’actrice parisienne (Sandra Milowanof).

On ne sait pas trop pourquoi mais, à l'exception de certains lieux de villégiature et de certains centres villes, le peuple semble partout en Bretagne. Le mouvement social de 1968 avait été entre autres annoncé par d'importantes manifestations dans tout l'Ouest de la France, rassemblant réellement ouvriers et employés, étudiants et paysans. Les manifestations lycéennes et celles contre le CIP puis le CPE ont également battu des records d'affluence. Cette présence massive et discrète, qui n'a jamais eu de traduction politique unique et homogène, est peut-être due à la faiblesse des salaires (inférieurs à la moyenne nationale), au fait qu'il n'y ait jamais eu de mono-industrie ni de classe (ouvrière ou bourgeoise) totalement hégémonique. Mais foin de supputations socio-historiques. Apportons, une fois de plus, la preuve par l'image.

Si Belle-Ile fut longtemps une terre majoritairement agricole, dure à vivre, elle est aujourd’hui, globalement, un lieu de villégiature pour une nouvelle bourgeoisie à la recherche d’un endroit libre et « authentique », aux paysages splendides. Et le lieu a effectivement été trouvé – et squatté. Cette occupation en douceur respectant – avec de fâcheuses exceptions – la préservation du littoral (pas les plateaux ni les villages) ne s’est pas faite en un jour ni récemment. Tout un mouvement artistique (de Monet à Arletty en passant par Sarah Bernhardt) a précédé cet engouement, sans oublier ceux qui durant les années 1970 ont tenté de marier, souvent sous les toiles de tentes ou sur les ponts des voiliers, bohême et utopie. Belle-Ile est depuis longtemps un chant d’amour et un mot de passe pour initiés.

 

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