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Présentation


CE QUI NOUS GUIDE

Dispositif original de résidence artistique, toujours unique en France, créé fin 2003 par Périphérie en partenariat avec le département de la Seine-Saint-Denis, Cinéastes en résidence accueille une dizaine de films par an. Tous sont des documentaires de création, au sens où ils sont l’expression d’une individualité, d’un auteur qui met en scène le regard qu’il pose sur le réel. Ici il faut entendre le réalisateur comme auteur. Aucun critère de durée, de localisation et/ou d’origine du cinéaste n’intervient dans le choix des projets. De la même façon Cinéastes en résidence accueille des premiers films (Andreï Schtakleff et Jonathan Le Fourn, Alice Diop,Nadine Naous, Alessandro Comodin, Clémence Ancelin, Marie Moreau...) mais aussi des films de réalisateurs confirmés (Dominique Cabrera, Jean-Pierre Thorn, Luc Decaster, Jean-Patrick Lebel, Chantal Richard, Manuela Frésil…).

Cette hétérogénéité revendiquée est une des forces du dispositif, elle permet de mêler les gens, les expériences et les écritures et donne des rencontres fécondes. Car Cinéastes en résidence est avant tout un lieu d’échanges, de construction à travers la parole et la discussion. Au cœur du dispositif, il y a ces projections de travail ouvertes à tous, c’est-à-dire à l’équipe de Périphérie dans son ensemble, aux autres résidents, à des regards extérieurs. Ouvertes au sens d’une proposition, d’une invitation. Il n’y a aucun systématisme, chaque cinéaste et chaque monteur travaillant à Périphérie décident à qui et combien de fois, ils veulent montrer le film, en fonction de leur besoin.

L’équipe quant à elle, voit tous les films montés à Périphérie, obligatoirement deux fois et le plus souvent trois ou quatre fois. C’est à ces moments-là que le terme de Résidence prend tout son sens, à travers un accompagnement exigeant et bienveillant qui met toujours au cœur de la réflexion le film et son aboutissement en tant qu’œuvre de l’esprit.

Cinéastes en résidence emmène les films « un peu plus haut » grâce à cet accompagnement, et aussi grâce au temps qui est offert aux résidents. Ce temps qui fait que les montages à Périphérie s’étalent le plus souvent entre 10 et 12 semaines, alors que « la norme » de la production audiovisuelle est plutôt de 6 à 8 semaines. Ce temps de montage offert est aussi un apport en industrie important, mais il n’en reste pas moins que Cinéastes en résidence est avant tout une aide à la création

L’accueil fait aux films issus du dispositif qui connaissent pour bon nombre d’entre eux une belle carrière en festivals tant nationaux, qu’internationaux, mais aussi des diffusions télévisuelles et/ou des sorties en salles de cinéma, nous encourage à poursuivre dans cette voie.
 

LE DISPOSITIF

Un accompagnement artistique

La création cinématographique se nourrit de la multiplicité des regards, à chacune de ses étapes. Cette multiplicité est d’autant plus importante lors du montage d’un film documentaire. Un des objectifs de la résidence est de proposer une diversité de regards et d’approches aux cinéastes et à leur monteur. Celles-ci sont apportées par l’équipe de Périphérie composée de salariés ou de membres du Conseil d’Administration, tous sont des professionnels confirmés venant de la production, de la réalisation, du montage ou de la programmation.

De plus, chaque commission de sélection est composée de professionnels expérimentés, qu'ils soient réalisateurs, producteurs, monteurs ou programmateurs.

Des moyens techniques et du temps offerts

Cinéastes en résidence offre donc avant tout du temps de montage et des moyens techniques : 3 salles de montages équipées en Final Cut pro (version 7 et 10), une salle de projection équipée d’un vidéo projecteur et d’un écran de 1,60/1,60.

La durée de la résidence est fixée en concertation avec le réalisateur et le producteur, elle respecte un principe de temps nécessaire au film. Elle est modulable, et souvent modulée, durant le déroulement de la résidence. Les temps de montage peuvent être organisés en différentes sessions.

Un travail de mise en relation avec les publics

Un des aspects les plus originaux de Cinéastes en résidence se trouve dans le travail de diffusion mené avec les films accueillis, principalement sur le territoire de la Seine-Saint-Denis et plus largement dans la Région Ile-de-France.

Ce dernier volet des résidences commence par de classiques, mais importantes projections en salle, qui permettent aux films de rencontrer un premier public. Il prend aussi la forme d’ateliers d’éducation à l’image autour des questions du montage, de projections dans les médiathèques et dans des lieux dédiés à l’art contemporain, de programmations dans le cadre des Rencontres du cinéma documentaire, des Rendez-vous de Périphérie ou de la mission patrimoine .

Il s’appuie sur des partenariats avec des réseaux de salles (Cinémas 93, l’ACRIF et les CIP) et de bibliothèques/médiathèques (Bibliothèques en Seine-Saint-Denis, Plaine Commune). Il s’appuie également sur des dispositifs ou institutions actives dans le domaine de l’éducation à l’image (ARCADI, Lycéens et Collège au cinéma)…

Il essaie d’inventer des moyens de mise à disposition des œuvres aux publics, mais aussi de valoriser auprès de ces publics le travail des cinéastes et à travers eux de promouvoir le cinéma documentaire. Il s’agit d’établir une relation plus approfondie entre les auteurs et les spectateurs en particulier pour les films accueillis en résidence à Périphérie.

Ce travail fait l’objet d’un engagement conventionnel de la part du réalisateur, mais il s’agit avant tout d’un échange culturel qui permet aussi à celui-ci de se confronter à son public et de nourrir sa réflexion des retours qui en découlent.