
RESTITUTIONS IMAGES 2009 - 2010, 27/01/2008
Travaux des élèves dans les différents ateliers.
"NOUS NE SOMMES PAS D'ICI", 09/03/2008
Adaptation des "Enfants d'Héraclès" d'Euripide par les élèves du collège Guy Flavien. Représentation à l'Espace Reuilly le 12/06 à 20h30
LES CELLULOGRAMMES A LA CINEMATHEQUE 16 JUIN 2010, 10/03/2008
L'académie de Créteil présente ses projets cinéma. Thème de la journée : "influences, interférences, passages: le cinéma et les autres arts"
FORUM DES IMAGES 2010, 10/03/2008
18, 19 et 20 juin 2010 : Trois jours pour découvrir les films des élèves des collèges Marcel Cachin, Gustave Courbet et Paul Eluard.
INSCRIPTIONS 2010 - 2011, 11/03/2008
Le documentaire :approche gestuelle Mettre les élèves dans une pensée de l'image. INSCRIPTIONS AVANT LE 05 JUILLET 2010
L'HETEROGENE DE L'ECRITURE, 12/03/2008
RENCONTRE Samedi 27 Mars 2010 L'hétérogène révèle ce qui est insaisissable, ce balancement entre violence irrépressible de l'inscription des traces (primordiales sur le corps) et leur possible métamorphose.
"QUELLE CLASSE, MA CLASSE !" de Philippe Troyon, 20/06/2009
Sorties dans plusieurs salles de cinéma et librairies en France pour susciter le débat autour de l'éducation et de la place de la culture dans la pédagogie à partir de l'expérience menée à Bobigny, au Collège Pierre Sémard.
LIVRE DVD CRECHES DEPARTEMENTALES (93), 22/06/2009
LA PRATIQUE AUDIOVISUELLE EN CRECHES Dix ans de stages professionnels et de réflexion sur l'image en Seine-Saint-Denis.
L'ouvrage sera presente lors de la journée professionnelle du Service des Crèches départementales de la Seine-Saint-Denis au Ciné 104 - Pantin. La Belle Journée, le 24 mars 2009.
UNE ECOLE DE L'EXPERIENCE, 22/06/2009
Le site de l'association Chances est arrivé. Péripherie travaille en collaboration avec cette association située dans le collège Guy Flavien Paris XI. Une école de l'experience est le projet éducatif au sein des collèges qui permet des rencontres entre enseignants, parents, psychanalystes, chercheurs, médiateurs culturels. Nous souhaitons que vous visitiez ce site et vous joindre à nous.
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"TRAVERSEES"
avec les mots, la voix et le corps |
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les élèves dans la brume matinale de Venise
"Traverser" Venise avec le corps et l'écriture, tel fut le travail d'atelier mené par Céline Baliki, professeur de lettres avec sa classe de 5ème, avec une chorégraphe, Claire Sauvajon, une écrivain, Ariane Dreyfus, et moi-même, cineaste. Cette nouvelle expérience nous fait réfléchir sur l'importance de l'apport artistique" à l'école. Je vous laisse lire ces quelques lignes écrites par Céline Baliki dans un livre-DVD, qui va sortir en Novembre 2007.
Philippe Troyon
Le projet « Traversées »
fait suite à une expérience vécue il y a un an dans le cadre d’un atelier artistique écriture-danse mené par un écrivain, Ariane Dreyfus et une chorégraphe, Claire Sauvajon. « Dansent les mots, incarnation » a fait se rencontrer l’écriture poétique et le corps en mouvement des enfants, corps parlant, corps écrivant, corps dansant.
Les mots et le corps comme expression d’une intériorité, d’un imaginaire qui emmène au plus prêt et au plus loin de soi. « Je voudrais écrire pour trouver le sens des mots. », « Je voudrais danser pour que vous regardiez ce que je pense. » Emilie et Mélissa.
Ce travail se vit comme une expérience poétique non seulement au niveau de la langue mais aussi et avec évidence au niveau du corps. Il s’agit d’une recherche bien ancienne déjà, qui commence au tout début des temps : la quête de l’unité perdue.
Qu’est-ce qu’un corps poétique ? Un corps qui a trouvé sa langue, pourrait-on répondre, ou une langue qui a trouvé son corps…
La rencontre a eu lieu. Les enfants ont cherché les mots dans leur corps et ils y ont trouvé des trésors. Des silences et des rêves enfouis qui surgissent d’un désir, d’une émotion, d’une sensation. Les mots sont à l’écoute. Ils viennent de l’intérieur d’un corps non palpable, de l’insaisissable. D’un mystère.
A gauche. Je sais me déplier dans moi-même. Je me replie sur moi-même. Quand je m’arrête, je sens que je suis entré dans mon corps Et puis je ressors
Mickaël
Dans le même temps, le corps se transforme. Il devient exigent et refuse mots et mouvements à tout vent. Il dit le monde dans sa tourmente, dans son désir d’être. Il offre sa fragilité et laisse percevoir des horizons de lumière. Le corps et les mots dansent. Sur scène et sur la page. Ensemble.
Il nous a semblé évident, à nous qui regardions les enfants, parents, artistes, enseignants, amis, que ce projet n’était que le premier seuil d’un long chemin qu’il nous fallait poursuivre. Il fallait aller plus loin et nous avons décidé de continuer l’expérience. C’est ainsi que s’est construit le projet « Traversées » que nous avons enrichi de nouveaux espaces, notamment celui d’une ville, Venise. Le voyage est apparu comme essentiel à cette recherche et peu à peu le lieu a pris corps. Déjà à Bobigny, nous sentions la fragilité de Venise qui distillait en nos corps et en nos mots un imaginaire évanescent. Venise n’était pas la thématique du travail, non, mais Venise surgissait en nous, de nous et nous immergeait de ses reflets, de ses rêves, de ces pierres renaissantes.
D’un corps à l’autre, d’un mot à l’autre, d’un lieu à l’autre, il s’agit de tisser des liens, de les faire émerger, de construire des ponts qui permettent aux différents espaces de se rencontrer, de se rejoindre.
Corps de la ville, Venise à travers son architecture, sa matière, sa mémoire, sa peinture,
Corps de la langue, des mots qui se projettent sur la page, imaginent, rêvent la ville, se souviennent des corps en voyage,
Corps de la danse, corps en mouvement qui au hasard des ruelles, des places et des musiques habitent, prennent possession d’un lieu qui n’est autre que notre propre corps, que le reflet de nos désirs,
Quelles traces a-t-on laissé de ce passage ? Quelles traces a-t-on gardé au dedans de soi, de ces mots, de ces danses, de ces images, de ces sensations ? Du dedans, de l’espace intérieur au dehors, quelles traversées ?
Ces traversées nourries d’exigence et de rigueur nous ont permis de partager un moment de vie intense. En effet, ce projet complexe, entre construction et déconstruction de l’espace, de soi, de l’écriture, entre souvenir et désir, a demandé un engagement absolu de tous les enfants et des adultes investis dans l’aventure.
Texte de Céline Baliki,
professeur de lettres, au collège Pierre Sémard à Bobigny
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