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Mobilisations

Les manifestations capitales (1979, 1982, 1986, 1995...)

Retour sur le 5 juin 1977, Pierre Maître est abattu par un commando de la CFT...

Un article de Tangui Perron paru dans l'Humanité Dimanche 565.

Il y a quarante ans, le meurtre d’un militant CGT par les nervis du patronat rémois va prendre une ampleur nationale et faire éclater au grand jour les méthodes des dirigeants de l’industrie automobiles dénoncées par le mouvement ouvrier. Car, pour briser les grèves et contrer la CGT dans un climat politique et social tendu, ils ont fait croître en leur sein, avec l’appui de la droite, des syndicats « jaunes », véritables milices aux procédés mafieux.

Intégrer le cinéma dans le champ de l’histoire est aujourd’hui une chose banale, essentiellement, pour la France, grâce aux travaux pionniers de Marc Ferro et Pierre Sorlin. Cela l’est un peu moins dans celui de l’histoire sociale, et c’est encore relativement inhabituel dans le champ syndical. Pourtant, au-delà des classiques ciné-débats et des fonctions d’illustration, de commémoration ou d’agitation assignées aux films, le cinéma s’avère un outil très précieux pour pénétrer au sein de cultures ouvrières et politiques. Il faut pour ce faire renouveler les pratiques et dispositifs de projections et inventer de nouvelles relations avec les protagonistes des luttes et des films, sans les considérer comme de simples et uniques témoins.

La lutte de Grandin - 13 octobre 1975, victoire des ouvières et réouverture de Grandin.

Article écrit par Tangui Perron dans L'Humanité Dimanche, n°479, 24 au 30 septembre 2015.

Dans la nuit du premier janvier 1970, rue des Postes à Aubervilliers, cinq travailleurs africains, quatre Sénégalais et un Mauritanien, meurent asphyxiés dans un pavillon transformé en foyer où s’entassaient plus de cinquante personnes. La nuit était glaciale, l’électricité coupée, les résidents du taudis avaient bricolé un chauffage de fortune et calfeutré les fenêtres…