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PED 2014/2015 : Ressentir la lumière (page--fiche_ped.tpl)

Année(s) : 2014/2015

Intervenant(s) : Claire ChildericAntoine Vaton

Etablissement : Collège Jacqueline de Romilly - Blanc-Mesnil

Classe : Classe de 5éme

présentation

« C’est en travaillant sur des plateaux de cinéma que j’ai réellement pris conscience de la lumière et du rôle singulier qu’elle tenait entre les mains d’une équipe de tournage. J’ai appris de film en film à la ressentir sans vraiment m’en rendre compte; à chaque nouveau plan, il fallait bien éclairer… »C’est ce type d’expérience sensible qu’Antoine Vaton, cinéaste et photographe compte proposer aux élèves avec la collaboration de Claire Childéric, chef-opératrice.

Ma première intervention est une rencontre informelle avec les élèves. J'essaye de savoir ce qu’ils aiment comme images en utilisant internet en classe tout en leur racontant ce que j’ai pu fabriquer comme type d’images. Cette première séance est aussi l’occasion de présenter le projet, de le discuter. Durant les trois séances suivantes, la classe et le(s) professeur(s) sont amenés à approcher quelques œuvres choisies par mes soins. Nous essayons de formuler ensemble nos observations, nos sentiments face à ces images projetées en classe. Nos intuitions, ma sensibilité, celle des élèves et du professeur sont mises à contribution. Des représentations de tableaux, des photographies ainsi que quelques extraits de films tiennent de référence-étalon à nos travaux pratiques. Le regard des élèves est mis à contribution afin de les sensibiliser à la lumière du jour, du feu, à la lumière artificielle. Ils observent la chatoyance de l’éclairage à la bougie chez de la Tour, la froideur glacée des paysages d’Alfred Corot. Je leur propose, dans la peinture contemporaine, une opposition entre le blanc chez Robert Ryman et le noir chez Pierre Soulages. Au travers d'images choisies de Henri Cartier-Bresson, Willy Ronis, ou dans le cinéma expressionniste allemand, l’image en noir et blanc est aussi convoquée en ce qu’elle permet une prise de conscience plus évidente des ombres et des lumières. Je cherche à procurer des émotions nouvelles afin de susciter en eux le désir « d’en faire autant ».

Les questions propres au rapport qu’entretiennent les élèves d’aujourd’hui à l’image surgissent et provoquent de nouvelles interrogations. Il s’agit alors de rapeler le cadre légal et d’évoquer le « regard bienveillant » dont je me réclame. Je leur propose alors comme sujet de réflexion une série de photographies de SDF intitulée « Sans visage » que je mène depuis quelques années à Paris en région parisienne.

Les visites au Louvre et au Musée du jeu de Paume sont l’occasion de voir des tableaux et des tirages photo « en vrai ». Xavier Testot du Musée du Louvre nous fait découvrir quelques œuvres choisies afin d’y appréhender et d’y comprendre la direction et le rôle de la lumière. Plusieurs de ces œuvres vues constituent un support à nos ateliers de prises de vue. Claire Childéric est présente durant ces visites afin que nous commencions à imaginer le contenu de nos ateliers en « lumière artificielle ».

Ces différents exercices et essais en photo comme en vidéo, ainsi que les tentatives de reproduire la lumière de quelques tableaux du Louvre, sont exposés dans un lieu public. Cette restitution intervient assez tôt durant le processus de création. En effet, cette étape de l’exposition représente souvent un moment important durant lequel le projet prend toute sa mesure dans l’esprit des élèves. 

 

vie du projet