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Frères de classes

 

réalisation : Christophe Cordier

vie du film

 

synopsis

La Bretagne, Saint-Brieuc, mars 1972. Une grève dure, avec occupation et séquestration des patrons, éclate aux usines du Joint Français. Le 6 avril, l’affrontement des ouvrières et des ouvriers avec les forces de l’ordre est imminent.
De cette lutte, un moment unique va être immortalisé par un cliché photographique devenu mythique: un ouvrier et un CRS face à face. Entouré de ses camarades, l’ouvrier en larmes hurle sa colère au CRS casqué et visière rabattue, qu’il agrippe par la vareuse... Deux hommes prêts au corps à corps... Mais cette photo ne dit pas tout.

Ainsi, au-delà de la portée puissamment émotionnelle et politique de cette image –devenue à l’époque symbole de l’affrontement entre la classe ouvrière et la police, chien de garde du Capital–, le réalisateur, profondément marqué par cette photographie, a voulu retrouver les protagonistes pour comprendre ce qui s’est passé à cet instant et rappeler le contexte de cette grève largement soutenue. Avec une grande sobriété, Christophe Cordier dévoile la réalité des faits, les liens qui à la fois unissaient et opposaient violemment ces deux hommes, figures emblématiques de la lutte des classes. Après La Délégation sur les travailleurs du nettoyage dans le rail, Une journée pour rebondir sur les grèves du printemps 2003 (présenté à Résonances en 2003), Christophe Cordier signe un nouveau film particulièrement réussi.
 

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