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PATRIMOINE

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En octobre et novembre 1979, les ouvriers de l'usine Alsthom de Saint-Ouen se lancent dans une longue grève soutenue localement par la CGT et la CFDT. Jean-Pierre Thorn, cinéaste et ancien ouvrier "établi", venant tout juste de quitter l'usine après sept années de travail, retourne dans l'entreprise avec une caméra. Epaulé par une équipe d'opérateurs (dont Bruno Muel et des membres de l'ancien collectif Ciné-Lutte), il réalise alors Le dos au mur, documentaire suivant au jour le jour la grève et donnant la parole aux acteurs du conflit. Le dos au mur est considéré aujourd'hui comme l'un des meilleurs documentaire sur une grève ouvrière "filmée de l'intérieur".

Si la Bretagne de la mer, des ports et de la pêche, a été beaucoup filmée (celle des terres beaucoup moins), une réalité et un rituel sont aujourd'hui nouvellement abordés : la Bretagne de "la piste". Le Magic Cinéma et la mission du Patrimoine ont déjà programmé de nombreux films sur la pêche, les îles et leurs métiers, de Goémons (1948) de Yannick Bellon à La Peau trouée (2004) de Julien Samani. Le film de Julien Samani témoigne ainsi que la source, à défaut de la ressource, ne s'est pas tarie. "Le film de pêche" est un genre documentaire qui a ses poncifs et classiques, ainsi que ses perles et curiosités.

Le 1er hommage à Bruno Muel a été organisé en sa présence par Périphérie. La manifestation a eu lieu du 13 au 19 octobre 2004, dans le cadre de la quatrième édition de Résonances, Rencontres du cinéma citoyen, au Magic Cinéma à Bobigny.


Série de textes, articles, interview et hommages à Bruno Muel par Jean-Pierre Thorn, Eric Pittard, Marcel Trillat, René Vautier, François Audé et Tangui Perron.

 

Bruno.

Au fil des œuvres de tous les grands cinéastes il y a des joyaux éblouissants, des instants de grâce qui illuminent tout le reste, emblèmes idéaux de tout un parcours créatif, symboles qui résument toute une démarche humaine et esthétique. Chacun choisit les siens au gré de ses affinités.

Pour moi, dans ton équipée cinématographique, il y a en particulier deux chefs d'œuvres inoubliables.

 

« Le lendemain, c’était mercredi, je passai la matinée avec Pétula. Nous avions construit une ferme sur la table de la cuisine…
Tout en jouant, elle me questionna :
- C’est quoi ton métier ?
- Avec une grosse caméra, je filme les gens, comment ils vivent, comment ils voudraient vivre…
- Moi, tu me filmerais dans ma ferme, alors ?
- C’est ça. Des enfants, j’en ai filmé dans plein de pays. Et puis j’ai filmé la guerre aussi. Des enfants qui n’ont plus de maison pour habiter et qui ont peur.
- Et t’as filmé en Afrique ?

Léon Moussinac entre à l’Humanité en 1922. Il y tiendra durant une dizaine d’années une chronique de critique cinématographique inédite sur le fond et la forme dans la presse de l’époque. Au fil du temps, Moussinac affirmera la liberté de la critique et de l’opinion, la dimension artistique du cinéma. On lui doit également l’émergence de la notion de patrimoine cinématographique, qui dote ainsi le cinéma d’une histoire dont Léon Moussinac fixera les films-étapes. Il confiera plus tard la tâche à son successeur, Georges Sadoul, qui publiera l’encyclopédie que l’on sait. Grâce à quoi son image recouvrira celle de Moussinac dans le panthéon communiste.

Dans le cadre du 13 ème festival du film court en Seine-Saint-Denis "Côté court", le Ciné 104 de Pantin a proposé le mercredi 16 juin 2004 une séance présentée par Tangui Perron:  Prototypes et Politique

Photogramme tiré de Rue des petites mairies, un film de Laurence Rebouillon, 2003. 

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