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Dans le cadre du 13 ème festival du film court en Seine-Saint-Denis "Côté court", le Ciné 104 de Pantin a proposé le mercredi 16 juin 2004 une séance présentée par Tangui Perron:  Prototypes et Politique

Photogramme tiré de Rue des petites mairies, un film de Laurence Rebouillon, 2003. 

Le Cinéma en Bretagne (2006) de Tangui Perron aux Éditions Palantines

La Bretagne tient une grande place dans le cinéma : quelque 250 longs métrages de fiction y ont été tournés à ce jour. On croise là Jean Epstein, Jean Grémillon, Claude Chabrol, Jacques Demi, Pierre Schoendoerffer, Bertrand Tavernier, Manuel Poirier... 

Les Phares fascinent. Trop facilement : on accroche en effet à leurs rayons des clichés et des fantasmes communs. Comme souvent, alors qu'aujourd'hui on vide les phares de leurs hommes, qu ' on les éteint un à un, on les photographie, les encadre, les entoile… La Bretagne et la mer subissent d ' ailleurs un sort similaire.

 

La Bretagne est à la mode. A la mode des régions, des chapeaux ronds, des patrons catholiques bretons et aussi des thalassothérapies. Le cinéma, le documentaire comme  la fiction, lui, connaît une vague de fond : le retour du travail et du "social", de la parole ouvrière, de l'espoir et du désespoir  prolétaires.

Un jeune homme à la dérive, Ildutt, solitaire et extatique, quitte un temps son port d’attache (situé dans la rade deLorient) pour pêcher au large de l’Ecosse puis revient au pays, erre dans la rade et les couloirs d’un hôpital avant d’être attiré par une secte. Heureusement, il y a Christina, jeune femme indépendante, active et parfois malheureuse, qui, après le travail, part « en piste » (elle est bretonne) – entre fête et free party.

 

La 12 ème édition du festival  "Côté court" au Ciné 104 de Pantin a proposé en avril 2003 une séance "Nouveaux militantismes", dans le cadre d'une rétrospective du cinéma militant en France.

Interview de Tangui Perron réalisée par le journal municipal de Pantin pour la programmation du 25 avril 2003 au Ciné 104.

Les liens entre le cinéma militant et le film court semblent placés, a priori, sous le signe de l'évidence. Court par nécessité (économique), le cinéma militant l'est parfois par souci d'efficacité (politique). Cinéma de l'urgence et de la précarité, voire de la clandestinité, le cinéma militant fut également, dans la plupart des cas et pendant longtemps, un cinéma de la commande. Mais, parce que les mots militant et militaire ont la même racine, parce qu'il y eut au cours du XXème siècle tant d'espoirs politiques déçus, souvent tragiquement, un voile pudique semble avoir recouvert toute une production cinématographique, fort diverse, qualifiée de "militante".

Les Archives audiovisuelles du monde ouvrier et démocratique m’ont demandé d’intervenir sur « Audiovisuel et gauche qui change ». Il y a peut-être un problème de traduction car ce titre à la fois vaste et flou me laisse un peu perplexe. Mon propos va ici se borner à interroger, pour partie, les rapports du cinéma français contemporain à la politique, et, également, de comprendre pourquoi il y a un retour relatif des sujets sociaux et politiques au sein du documentaire et au sein des films de fiction alors que ce qu’on appelait naguère le « cinéma militant » - qui avait une quasi-exclusivité sur ces types de sujets – est en grande partie moribond.

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