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PATRIMOINE

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Un jeune homme à la dérive, Ildutt, solitaire et extatique, quitte un temps son port d’attache (situé dans la rade deLorient) pour pêcher au large de l’Ecosse puis revient au pays, erre dans la rade et les couloirs d’un hôpital avant d’être attiré par une secte. Heureusement, il y a Christina, jeune femme indépendante, active et parfois malheureuse, qui, après le travail, part « en piste » (elle est bretonne) – entre fête et free party.

 

La 12 ème édition du festival  "Côté court" au Ciné 104 de Pantin a proposé en avril 2003 une séance "Nouveaux militantismes", dans le cadre d'une rétrospective du cinéma militant en France.

Interview de Tangui Perron réalisée par le journal municipal de Pantin pour la programmation du 25 avril 2003 au Ciné 104.

Les liens entre le cinéma militant et le film court semblent placés, a priori, sous le signe de l'évidence. Court par nécessité (économique), le cinéma militant l'est parfois par souci d'efficacité (politique). Cinéma de l'urgence et de la précarité, voire de la clandestinité, le cinéma militant fut également, dans la plupart des cas et pendant longtemps, un cinéma de la commande. Mais, parce que les mots militant et militaire ont la même racine, parce qu'il y eut au cours du XXème siècle tant d'espoirs politiques déçus, souvent tragiquement, un voile pudique semble avoir recouvert toute une production cinématographique, fort diverse, qualifiée de "militante".

Les Archives audiovisuelles du monde ouvrier et démocratique m’ont demandé d’intervenir sur « Audiovisuel et gauche qui change ». Il y a peut-être un problème de traduction car ce titre à la fois vaste et flou me laisse un peu perplexe. Mon propos va ici se borner à interroger, pour partie, les rapports du cinéma français contemporain à la politique, et, également, de comprendre pourquoi il y a un retour relatif des sujets sociaux et politiques au sein du documentaire et au sein des films de fiction alors que ce qu’on appelait naguère le « cinéma militant » - qui avait une quasi-exclusivité sur ces types de sujets – est en grande partie moribond.

Du mazout qui débarque sur le littoral breton ou qui l'épargne de justesse, des chalutiers que l'on brûle, que l'on casse ou que l'on coule, des arsenaux menacés, une gestion drastique et  bureaucratique des quotas et des zones de pêches, des pêcheurs mis en pré-retraite, des ports délocalisés, le déjà maigre effectif des dockers qui fond un peu plus... le bilan paraît bien amer pour la Bretagne des ports et des mers, même si l'engouement pour les vieux gréements, les régates et le flux touristique apportent de précieux subsides (en plus de certains déséquilibres).

Incontestablement, Jean Epstein, cinéaste parisien né à Varsovie (1896-1953), est l’un des plus grands cinéastes français. C’est aussi l’un des artistes qui sut le mieux peindre la Bretagne, et c’est là que son talent pu s’épanouir pleinement. Après avoir été l’un des phares de l’avant-garde française, il opta en effet, en 1929, pour une rupture franche et solitaire, en quittant la capitale et les studios, pour la Bretagne, ses îles, et l’océan.

A priori, beaucoup de choses pourraient rapprocher 20 ans à Molène, jamais molénais et La peau trouée : il s'agit en effet de deux premiers films, deux documentaires autoproduits centrés sur des (un) homme(s) perdus(s) au milieu de la mer, tous les deux sortis et remarqués durant l'été 2004. Pourtant, il y a loin entre un secrétaire de mairie bavard (20 ans à Molène, jamais molénais) et des pécheurs de requins "taiseux" (La peau trouée). Surtout, le traitement et le regard de ces deux films sont radicalement différents.

La filmographie sur la Bretagne est si riche et si diverse que l'on peut, à partir d'elle, bâtir une Bretagne sans stéréotypes : une Bretagne sans fadaises ni paimpolaise, sans Bécassine ni "bignouserie" aucune, une Bretagne, au contraire, du labeur, -révoltée ou aliénée mais authentique.

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