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Périphérie et le cinéma l'Ecran, en partenariat avec l'Amicale des Bretons de Saint-Denis, vous proposent le documentaire L'abondance (2013) de Pascale Bodet, précedé par le court métrage de fiction Etale, Flot, Jusant (2013) de Frantz Galland. Séance conçue et animée par Tangui Perron, chargé du Patrimoine à Périphérie. En présence de Pascale Bodet (réalisatrice) et Marion Suzanne (actrice).

Samedi 6 décembre à 16h00 au Cinéma l'Ecran
Place du Caquet, 93200 Saint-Denis
M°13 : Basilique de Saint Denis
T5 : Marché de Saint Denis ou T1 : Basilique de Saint Denis
Tarif unique : 4,5€

Rencontre avec Ghislaine Tormos, ouvrière, auteure (avec Francine Raymond) du Salaire de la vie (éditions Don Quichotte) et Sylvain Pattieu, écrivain, auteur de Avant de disparaître (éditions Plein jour). Débat avec tous et toutes, dont des acteurs du mouvement social et des chercheurs, animé par Tangui Perron.

Mercredi 1er octobre 2014 à 20h00
Librairie l'Atelier

2 bis rue du Jourdain, Paris 20e
M°11 Jourdain

 

Dans ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui une société mondialisée, pour éviter le communautarisme et l’entre-soi ainsi que les raccourcis des populistes, la nécessité d’inventer les conditions d’une sociologie publique de l’immigration s’impose. C’est dans cette perspective que s’inscrit la troisième rencontre du cycle Mémoire collective et Migrations, intitulée « Restituer et partager les mémoires de l’immigration ».

Vendredi 20 juin à partir de 9h00 à la Cité des sciences et de l’industrie 
Bibliothèque des sciences et de l’industrie – Salle Paul Painlevé
30 Avenue Corentin Cariou, 75019 Paris

Entrée libre sur inscription : nfortjames@apsv.fr

 

Documentaire couleur (2014) de Jean-Loïc Porton et Gabriella Kessler
Comme un écho lointain, arty et esthétisant, de l’obscène émission animée par Yves Montand Vive la crise (1984), une publicité pour les jeans Levi’s, tournée dans la ville de Braddock (Pennsylvannie), ancien haut lieu de la sidérurgie et la culture ouvrière américaines, affirme, par une suave voix off, que «peut-être que le monde se brise délibérément pour nous donner du travail» et que les gens ne voient pas les opportunités qui nous entourent»… Nul sarcasme, sans doute, de la part des auteurs contre cette publicité scandaleuse qui voit le capitalisme se nourrir des friches qu’il a créées. Si le regard sur cette réalité post-industrielle est certainement politique, le style et le ton sont posés, évitant la harangue et l’agit prop’.

Si l’on sait (un peu trop) que le cinéma français ne fut guère historique et politique (entre autres pour des raisons de censure), il faut néanmoins préciser que cette affirmation (a-historique) est de surcroît restrictive. « Le cinéma» ne se résume pas aux seuls longs métrages de fiction. Prendre celui-ci dans sa totalité – c’est-à-dire en y intégrant les films d’actualité, les documentaires ou « le cinéma militant » - permet en effet de nuancer fortement cette première affirmation – si ce n’est de la contredire. A ce titre, la guerre d’Espagne est un exemple patent.

Deux jours, une nuit  (2014) de Jean-Pierre et Luc Dardenne

Depuis La Promesse (1996), Jean-Pierre et Luc Dardenne conçoivent et préparent leurs films selon la même méthode, les réalisent avec la même équipe technique, au sein d’un territoire unique (Seraing et ses alentours, en Belgique). Nulle impression de répétition cependant, mais plutôt la certitude que les frères cinéastes creusent un seul sillon, approfondi à chaque film, tant leur matière est riche.

Photographies de Mara Mazzanti et David Metra

Livres :

Brahim BENAICHA, Vivre au paradis, éd Desclée de Brouwer, 1992, 304 p. (Récit autobiographique)

Marie-Claude BLANC-CHALEARD, En finir avec les bidonvilles. Immigration et politique du logement dans la France des trente glorieuses, Publications de la Sorbonne/Histoire contemporaine, 2016, 464 p.

COLLECTIF, Considérant qu'il est plausible que de tels évènements puissent à nouveau survenir. Sur l'art municipal de détruire une bidonville, Post-éditions, 2014, 320 p.

Projet au long cours, Le Fond de l’air est rouge est décrit par Chris Marker comme « un film de montage concernant les sept dernières années, et particulièrement sous l’angle des modulations et métamorphoses du thème révolutionnaire dans le monde actuel». Le terme « actuel » est à prendre ici littéralement puisque le film fait l’objet de nombreuses versions, de sa sortie en 1978 jusqu’à son édition DVD en 2008. L’existence des versions successives de Le Fond de l’air est rouge est bien connue des exégètes de Chris Marker et il est peu de monographies et d’articles sur le cinéaste ou sur le film qui ne fassent mention, pour reprendre certains termes employés, du travail d’ « actualisation », d’ « adaptation », de « retouche », de « réagencement », de « reprise » ou de « révision » … Toutefois, en revenant sur l’analyse des différentes versions, il nous semble possible d’appréhender les positions politiques d’un auteur qui toujours revendiqua un recul certain et une certaine hauteur mais dont les évolutions sont forcément liées aux bouleversements historiques et aux changements idéologiques dont il était le contemporain.

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