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Les 15èmes Rencontres du cinéma documentaire : langage et parole, 04/10/2010
du lundi 4 au mardi 12 octobre 2010, au cinéma Le Méliès de Montreuil

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Détails
RDV de Périphérie #3 - Gérard Mordillat : éloge de la parole
  le samedi 13 mars 2010 au cinéma L'Ecran de Saint-Denis

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Gérard Mordillat, artiste engagé, autant par ses prises de position publiques que dans son oeuvre, est un homme d’images et de mots, les deux inextricablement liés : romancier, cinéaste et même “jongleur” du verbe (Les Papoux dans la tête sur France Culture). À l’occasion d’une projection de son premier film réalisé avec Nicolas Philibert (La Voix de son maître) nous avions évoqué ensemble comment une parole, même filmée frontalement, peut produire de vrais moments de cinéma. Quelle mise en scène, quelle mise en condition sont alors nécessaires ? Attention du réalisateur à l’inscription de cette parole dans l’espace filmé, intensité de la relation à la personne qui s’exprime, capacité d’évocation de celle-ci… Est né alors le désir de montrer son travail, en documentaire et en fiction, autour d’Antonin Artaud.


L’ÉCRAN

Cinéma l’Écran
Place du Caquet - Saint-Denis
www.lecransaintdenis.org
Métro Saint-Denis Basilique / ligne 13
Tarifs du cinéma ou 6 euros les 2 séances

Pour tout renseignement

Périphérie
Tél : 01 41 50 58 27
lesrencontres@peripherie.asso.fr
www.peripherie.asso.fr


Un verre sera offert entre les deux séances


Extraits d’un entretien avec Gérard Mordillat
 
- C’est en tournant le documentaire La Véritable histoire d’Artaud le Mômo, co-réalisé avec Jérôme Prieur, que vous est venue l’idée de faire un film de fiction sur les derniers dix-huit mois de la vie d’Artaud ?
Non. En fait, c’est le contraire. C’est en travaillant à l’adaptation du journal de Jacques Prevel, En compagnie d’Antonin Artaud, que nous est venue l’idée de faire aussi un documentaire. Simplement, il s’est passé quelque chose d’imprévu, d’inattendu - de merveilleusement inattendu. Ce que Jérôme Prieur et moi envisagions comme un travail préparatoire à la fiction est devenu un film en soi ; un film qui nous a emmenés bien au-delà de l’enquête, de la documentation. C’est
devenu ce grand fleuve de mémoire, d’imaginaire, de près de trois heures ...

- Cela a dû être un matériau fantastique pour la fiction...
 Très curieusement, pas comme on pourrait le croire. Pas directement. En entendant les amis d’Artaud parler de lui, j’ai surtout compris à quel point l’intimité extraordinaire que je percevais dans le texte de Prevel n’était pas feinte, n’était pas de la littérature. Prevel était mort, mais sa voix résonnait d’une vérité semblable à celle qu’exprimaient ceux qui étaient encore vivants aujourd’hui. Et donc, cela m’a confirmé que nous ne devions, en aucun cas, renoncer à ce que nous nous étions donné comme principe fondamental de notre travail d’adaptation : ne pas sortir du journal de Prevel, rester dans sa vérité, filmer Artaud à travers lui, à travers les faits qu’il relatait, les paroles qu’il rapportait. Au fond, le documentaire m’a surtout appris à bien lire Prevel, à le lire de façon approfondie...
(…)
 - En compagnie d’Antonin Artaud est un film très différent de vos précédents films...
Je ne crois pas, non... J’ai toujours fait des films sur ceux à qui la parole est confisquée : les habitants des quartiers populaires, des banlieues, les déserteurs, les fous, les enfants, les poètes ... Mais peut-être, comme dit Prevel «si l’on n’a pas connu ma voix déjà, c’est que tout s’est perdu avant de se refaire».

Propos recueillis par Stéphane Lemolleton

   
 Le Programme
Le 13/03/2010
16h 0 0 Film : La Véritable histoire d'Artaud le Mômo
En 1946, Antonin Artaud sort enfin de l’asile de Rodez où
il vient de passer 7 ans et revient à Paris. Il mourra deux
ans plus tard, en 1948. Gérard Mordillat et Jérôme Prieur
reviennent sur ces deux années, marquées par une intense
activité créatrice. Grâce à la parole de tous ceux qui sont
encore là et avec qui Antonin Artaud entretenait un rapport
très passionnel, apparaîssent à la fois une personnalité hors
du commun et l’actualité d’une oeuvre immense.
21h 0 0 Film : En compagnie d'Antonin Artaud
La rencontre avec Antonin Artaud, de retour à Paris en mai
1946, est une illumination pour Jacques Prevel. Dès lors, le
jeune poète va suivre Artaud dans ses pérégrinations entre
la maison de santé d’Ivry et Saint-Germain-des-Prés, tout en
poursuivant la même quête de poésie, de drogue et d’absolu.
Devenu le disciple, le pourvoyeur et le compagnon de l’homme
de génie, il va s’attacher à tenir la chronique de leur relation
jusqu’à la mort d’Antonin Artaud, deux ans plus tard.
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