Retour à la page d'accueil
 
 
   

Projection du film de Manuela Frésil,"Entrée du personnel", 13/01/2012
Projection du film de Manuela Frésil, "Entrée du personnel" au Ciné 104 de Pantin le vendredi 13 janvier 2012.

Résumé:
« Au début, on pense qu’on ne va pas rester. Mais on change seulement de poste, de ser- vice. On veut une vie normale. Une maison a été achetée, des enfants sont nés. On s’obstine, on s’arcboute. On a mal le jour, on a mal la nuit, on a mal tout le temps. On tient quand même, jusqu’au jour où l’on ne tient plus. C’est les articulations qui lâchent. Les nerfs qui lâchent. Alors l’usine vous licencie. À moins qu’entre temps on ne soit passé chef, et que l’on impose maintenant aux autres ce que l’on ne suppor- tait plus soi-même. Mais on peut aussi choisir de refuser cela. » Ce film raconte le destin commun des ouvriers de la viande dans les grands abattoirs industriels. Il a été réalisé à partir de récits de vie de salariés et de scènes tournées dans des usines.

Double projection des films A force, on s'habitue et La mort de Danton, 28/01/2012
Double séance à l'Espace Jacques Prévert d'Aulnay-sous-bois, le samedi 28 janvier 2012, des films A force, on s'habitue de Jean-Pierre Gallèpe et La mort de Danton de Alice Diop.
A force, on s'habitue, Jean-Pierre Gallèpe, 1979, 1h26

En 1979, à la demande de la municipalité, Jean-Pierre Gallèpe filme de jeunes adolescents d’Aulnay-sous-Bois dans leurs différents lieux de vie – la cité de la Rose des Vents, la maison de la jeunesse, le conservatoire de musique… Il réalise six court-métrages dans lesquels il interroge leurs quotidiens, puis réalise, à partir de ce matériau, « A force, on s’habitue », sous-titré, en opposition, « la Belle Vie ».


- La mort de Danton, Alice Diop, 2011, 1h04

Entre 2007 et 2010, Alice Diop suit Steve dans son cheminement personnel. Steve a décidé de devenir acteur. Pendant trois ans, il a suivi l’enseignement délivré au cours Simon, à Paris. Il vit à Aulnay-sous-Bois, à la Rose des Vent, il est noir et il rêve de tenir le rôle de Danton, mais Danton n’était pas noir…



Dans ces deux films documentaires, Aulnay-sous-Bois, ses habitants, ses cités et ses quartiers pavillonnaires apparaissent en creux, nous racontant ainsi deux époques de la ville, la fin des années 1970 et aujourd'hui. Deux récits très différents pour deux portraits complémentaires.

Portrait d’une génération dans « A force, on s’habitue », celle d'adolescents parfois désabusés, parfois porteurs d’un certain espoir et qui questionnent leur avenir avec maturité.

Portrait d’un jeune homme de 27 ans dans « La Mort de Danton », un jeune homme qui peut être considéré comme l’héritier des adolescents filmés par Jean-Pierre Gallèpe, leur continuateur. Cette fois-ci, cependant, le collectif a laissé la place à l’individuel, la mélancolie désabusée mêlée de colère au désir d'émancipation.

Deux films directs, où l'attention portée à la vie de l'autre est très forte, où la parole se libère et nous captive.

Archives <
Cinéastes en résidences

Objectifs 

Depuis novembre 2003, Périphérie propose en partenariat avec le Département de la Seine-Saint-Denis, un dispositif original de résidence artistique : Cinéastes en résidence intervient au moment du montage et s’adresse aux cinéastes documentaristes. Il s’agit d’une mise à disposition des moyens techniques du montage image, d’un accompagnement artistique et d’un travail de diffusion du film sur le territoire de la Seine-Saint-Denis et à travers toute l’Ile-de-France sous forme d’action culturelle. 

Plus qu’une aide en industrie, Cinéaste en résidence est avant tout une aide à la création et à la diffusion.Temps de montage, multiplicité des regards, travail auprès des publics sont offerts par l’équipe de Périphérie aux réalisateurs dont les projets sont accueillis à Montreuil.    

Des moyens techniques et du temps offerts 

Le moment du montage est un temps fort de l’écriture documentaire, il nécessite de s’inscrire dans la durée. Cinéastes en résidence offre non seulement des moyens techniques (2 salles de montages équipées en finalcut pro, une salle de projection équipée d’un vidéo projecteur, des moyens de duplication), mais aussi et peut-être surtout du temps de montage. La durée de la résidence est fixée en concertation avec le réalisateur et le producteur, elle respecte un principe de temps nécessaire au film pas toujours compatible avec les contraintes financières habituelles. Elle est modulable, et souvent modulée, durant le déroulement de la résidence. 

Un accompagnement artistique et technique 

La création cinématographique se nourrit de la multiplicité des regards, à chacune de ses étapes. Cette multiplicité est d’autant plus importante lors du montage d’un film documentaire. Un des objectifs de la résidence est de proposer une diversité de regards et d’approches aux cinéastes et à leur monteur. Cet aspect est d’autant plus important que les projets accueillis à Périphérie sont souvent ambitieux, portés par de jeunes réalisateurs ou fragiles dans leur financement et nécessitent de ce fait une attention importante. Celle-ci est apportée l’équipe de Périphérie, composée de professionnels confirmés venant de la production, de la réalisation, du montage ou de la programmation.  

Chaque commission de sélection est placée sous le parrainage d’un cinéaste ou d’un monteur confirmé qui s’engage à suivre les montages des films retenus. Depuis 2005 Michel Andrieu, Daniel Cling, Michel Folin, Dominique Cabrera, Marie Vermillard ont rempli successivement  ce rôle.

 

Un travail de mise en relation avec les publics 

Un des aspects les plus originaux de Cinéastes en résidence se trouve dans le travail de diffusion mené avec les films accueillis, principalement sur le territoire de la Seine-Saint-Denis et plus largement dans la Région Ile-de-France.  

Ce dernier volet des résidences commence par de classiques, mais importantes projections en salle, qui permettent aux films de rencontrer un premier public. Il prend aussi la forme d’ateliers d’éducation à l’image autour des questions du montage, de tables rondes utilisant des rushes, de week-end de programmation dans le cadre des Rencontres du cinéma documentaires.

Il s’appuie sur des partenariats avec des réseaux de salles (Cinémas 93 et l’ACRIF), et de bibliothèques/médiathèques. Il s’appuie également sur des dispositifs ou institutions actives dans le domaine de l’éducation à l’image (ARCADI, lycéens et collège au cinéma)…  

Il essaie d’inventer des moyens de mise à disposition des œuvres aux publics, mais aussi de valorisation auprès de ces publics du travail des cinéastes et à travers eux de promotion du cinéma documentaire. Cela est l’expression d’une volonté de mettre en pratique une nouvelle manière de montrer les films et d’établir une relation plus approfondie entre les auteurs et les spectateurs. C’est aussi l’expression de la volonté de faire vivre les films accueillis en résidence à Périphérie. 

Ce travail fait l’objet d’un engagement conventionnel de la part du réalisateur, mais il s’agit avant tout d’un échange culturel qui permet aussi à celui-ci de se confronter à son public et de nourrir sa réflexion des retours qui en découlent. 


Pour la date des prochaines sessions, voir la page des "Cinéastes actuellement en résidences".
 

 Haut de la page

Périphérie Association loi 1901 soutenue par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis
87 bis, rue de Paris 93100 Montreuil - Tél 01 41 50 01 93 / Fax 01 48 59 36 32 - e-mail contact@peripherie.asso.fr - www.peripherie.asso.fr