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1ère édition : Bretagne des terres, Bretagne des mers, Bretagne du labeur

La filmographie sur la Bretagne est si riche et si diverse que l'on peut, à partir d'elle, bâtir une Bretagne sans stéréotypes : une Bretagne sans fadaises ni paimpolaise, sans Bécassine ni "bignouserie" aucune, une Bretagne, au contraire, du labeur, -révoltée ou aliénée mais authentique. Des femmes de Kernascléden monnayant leur cheveux ou de pauvres goëmoniers de Béniguet vendant leur force de travail, en passant par des femmes en coiffe et en colère suivant le drapeau rouge de la Révolution (bigoudennes ou penn-sardines), jusqu'au jeune agriculteur barbu criant son dégoût, toutes ces images constituent un patrimoine capital pour une histoire très souvent ignorée ou caricaturée.

C'est que la Bretagne, avant d'avoir été un lieu de pèlerinage touristique et même une terre d'artistes, fut aussi une terre particulièrement ingrate pour ses habitants, une patrie bien peu nourricière, larguant ses hommes en mer, les perdant à la guerre, les essaimant un peu partout, avec femmes et enfants, là surtout où il y avait du travail. Paris donc, et sa banlieue. En Seine Saint-Denis aussi ceux-là encore furent des Etranges Etrangers.



Filmographie : 

Breiz Nevez (1938) 

Cochon qui s'en dédit (1979) de Jean-Pierre Le Tacon

D'où viennent les faux cheveux ? (1909)

Goëmons (1948) de André Bellon Yannick et Dumaitre

L'Usine rouge (1989) de Marie Hélia

Un marquis et ses fermiers (1964) de Guy De Moi