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7ème ed. Bretagne et cinéma - Les Bretons et la politique : les empreintes rouges

Bretagne et cinéma n°7

Les Bretons et la politique : les empreintes rouges

(Les Bretons et la politique n°1/2)

 

Les clichés ont la tête dure. Ainsi, la Bretagne ne serait qu’uniformément et éternellement catholique et conservatrice. Produits après la Seconde guerre mondiale, dans l’entourage du PCF, deux courts-métrages de fort belle facture, tentent ici de nous dire le contraire. Et l’on ne peut réduire la Bretagne à son littoral et à ses activités maritimes. « La Bretagne des terres » présente aussi certaines singularités politiques. Doit-on rappeler que le Tregor (au nord de la Bretagne) fut presque aussi rouge que Saint-Denis ?

 

Mon ami Pierre  (1951, noir et blanc, 20 minutes) réalisation technique de Paula Neurisse et Louis Félix

Commentaire de Jean-Pierre Chabrol dit par Yves Montand.

Musique de Joseph Kosma

La vie de l’équipage du Franc-Tireur, chalutier bigouden basé à Concarneau.

La chanson éponyme « Mon ami Pierre » interprétée par Yves Montand a grandement participé à la popularité de ce documentaire primé au festival de Venise.

 

Loguivy de la mer (1952, noir et blanc, 20 minutes) de Pierre Gout.

Commentaire de Claude Roy dit par Jean Servais.

Musique de Pierre Barbaud.

De fiers prolétaires qui bâtissent un phare en mer ; deux jeunes marins qui fondent une coopérative ; un vieux pêcheur fort sympathique mais individualiste et donc condamné par l'Histoire.... En Bretagne aussi, cinématographiquement, il était possible de faire chanter les lendemains.

 

Les amants de Guingamp d’Antoine Vaton et Tangui Perron (2015, couleur, 45 minutes)

Luc et Annick Jaume sont mariés depuis soixante ans ; ils sont communistes depuis presque aussi longtemps et ont vécu près de quarante ans sur la dalle Karl-Marx, à Bobigny. Après une vie de militants bien remplie, qui croise plusieurs fois tragiquement l’Histoire de France, Luc et Annick retournent dans la Bretagne qu’ils n’ont jamais tout à fait quittée. De Guingamp aussi on peut voir le monde en rouge.

 

Photographies d'Antoine Vaton