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Mai et juin 68 : une rébellion ouvrière

Tangui Perron, chargé du patrimoine à Périphérie, animera trois séances autour d'un programme intitulé "Mai et juin 68 : une rébellion ouvrière", composé de 5 courts métrages et une conférence historique.

jeudi 3 mai à 20h à l'Espace 1789 (Saint-Ouen)

2-4 rue Alexandre Bachelet, M°13 Garibaldi

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jeudi 24 mai à 19h à la Bibliothèque Robert Desnos (Montreuil)

14 boulevard Rouget de Lisle, M°9 Mairie de Montreuil

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mercredi 6 juin à 19h30 au cinéma Le Studio (Aubervilliers)

2 rue Edouard Poisson, M°7 Quatre Chemin Pantin-Aubervilliers puis bus 150 ou 170 arrêt André Karma

Avec le soutien de la ville d'Aubervilliers, de Plaine Commune, d'Est Ensemble et de Fernand Moszkowicz
 
Un marin qui grommelle sur le port de Lorient, une ouvrière qui crie et crauqe à la porte de son usine à Saint-ouen, un cheminot qui dialogue avec les étudiants de La Sorbonne, des jeunes ouvriers qui ripostent à la violence des CRS à Sochaux, et COlette Magny qui chante et gueule dans les usines occupées... Certains reportages et de nombreux films militants donnent à voir et à entendre, comme nul autre, une rébellion ouvrière qui a saisi toute la France en 1968.

 

 

 

 

Films projetés :

Les Prolétaires de la mer de Robert Higgins, Roger Louis, François-Marie Ribadeau (17')

Après trois semaines de grève, des marins du port de Lorient reprennent la mer à bord du chalutier Flandre-Bretagne. L'équipe de Cinq colonnes à la une (qui a participé aux belles heures de la télévision publique) suit les marins en mer et à terre. Les marins passent quinze jours d'affilée en mer et trois jours par mois avec leur famille. Dans la France d'avant les grandes grèves de 1968, on sent la lassitude poindre et la colère monter. Un marin grommelle et engueule son armateur, sa femme se demande si une telle vie vaut d'être vécue.

Le Cheminot de Fernand Moszkowicz (22')

Un cheminot tendre et légèrement malicieux promène sa curiosité éveillée dans la Sorbonne occupée. A des étudiants attentifs, il explique concrètement la déshumanisation de son métier et s’interroge sur le devenir d’une société menacée par le chômage et la précarité, tout en défendant sa foi catholique.

La Reprise du travail aux Usines Wonder de Pierre Bonnaud, Liane Estez-Willemont, Jacques Willemont (10')

Une femme qui crie et qui craque à la porte de son usine, en banlieue parisienne, à Saint-Ouen. Elle ne veut pas refoutre ses pieds dans « cette taule dégueulasse » alors que la reprise du travail été votée après des « magouilles ». Autour d’elle, tout le théâtre de 1968 : permanents et délégués syndicaux et politiques, étudiant missionné… Ce (presque) plan séquence, devenu un classique du cinéma direct, fut un temps considéré comme un acte d’accusation du PCF et de la CGT. Il porte au-delà.

Sochaux - 11 juin 1968 de Pol Cèbe, Bruno Muel, Chris Marker et le groupe Medvedkine de Sochaux (20')

A partir d’un film amateur et de témoignages recueillis avec pudeur, Sochaux, 11 juin 68 (monté dans les locaux de l’Union locale CGT de Sochaux) donne à voir  la violence de la répression sociale et politique dans les usines Peugeot, en particulier le jour de l’assaut des CRS (2 ouvriers tués, 150 blessés). Ce classique du cinéma militant est aussi un document implacable.

Rodhia 4/8 du groupe Medvedkine de Besançon (3')

Un « clip militant » porté par la voix de Colette Magny.