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Nouveau cinéma militant

Catherine Roudé, Le cinéma militant à l’heure des collectifs. Slon et Iskra dans la France de l’après-1968.

A l’occasion des 17èmes journées cinématographiques dionysiennes, Tangui Perron, historien, chargé du patrimoine audiovisuel à Périphérie, animera la séance

 Le rouge ricanement universel. 

Au sein du cinéma militant, l’humour n’aurait-il fait

une timide apparition qu’à partir de 1968? 

jeudi 23 février à 18h45

a
u cinéma L'Ecran de Saint-Denis 

// Métro (L13) - Tram (T1) : Basilique de Saint-Denis

La mobilisation contre le CPE (Contrat Première Embauche) dont le point culminant fut atteint au printemps 2006, a engendré chez les étudiants des pratiques cinématographiques visant dans un premier temps à rendre compte de la lutte, à l’encourager ou à l’organiser. Ces films qui circulent aujourd’hui, distribués par des réseaux militants ou indépendants, nous apportent des regards variés sur l’éclosion et la fin de ce mouvement, et une matière à réflexion pour alimenter d’autres luttes.

Pendant longtemps, l'approche des rapports entre mouvement ouvrier et cinéma fut esquissée par des historiens et surtout des critiques (souvent soviétophiles) dont on ne retint généralement que quelques repères sommaires, soit un coup de clairon et une citation. Le coup de clairon : la nationalisation du cinéma le 27 août 1919 par la République des soviets. La citation : «Le cinéma est de tous les arts le plus important» (Lénine). L'histoire des liens tissés par les mouvement communistes nationaux fut ainsi déclinée à l'aune de ce décret et de cette déclaration.

Les origines du cinéma militant (ou le cinéma militant et la mort)

 
"De quelques combats du jeune cinéma français"

  
Où l'on entr'apercevra que les jeunes cinéastes français, qui n'ont généralement pas connu un passé souvent considéré comme révolu, et qui sont peu disposés à s'en réclamer, participèrent à leur manière à un relatif renouvellement du militantisme.

Interview de Tangui Perron réalisée par le journal municipal de Pantin pour la programmation du 25 avril 2003 au Ciné 104.

Les liens entre le cinéma militant et le film court semblent placés, a priori, sous le signe de l'évidence. Court par nécessité (économique), le cinéma militant l'est parfois par souci d'efficacité (politique). Cinéma de l'urgence et de la précarité, voire de la clandestinité, le cinéma militant fut également, dans la plupart des cas et pendant longtemps, un cinéma de la commande. Mais, parce que les mots militant et militaire ont la même racine, parce qu'il y eut au cours du XXème siècle tant d'espoirs politiques déçus, souvent tragiquement, un voile pudique semble avoir recouvert toute une production cinématographique, fort diverse, qualifiée de "militante".

" A la recherche du cinéma ouvrier : périodisation, typologie, définition"

(en forme de propositions) [1]



  Article publié dans Le cinéma ouvrier en France in "les Cahiers de la Cinémathèque" (cinémathèque de Perpignan), n° 71, décembre 2000.

 La mine paysage dure et sombre où la poussière recouvre tout, la mine décor de roman, prétexte à belle image, source inépuisable d'effets faciles… Mais la mine qu'est-ce encore ? C'est surtout et avant tout des hommes (…). Ces hommes meurent jeunes parce qu'ils sont imprégnés de la poussière du charbon qui, moi après mois, ronge leurs poumons.

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