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L'invitée : Nurith Aviv

 

L'invitée : Nurith Aviv

Née en 1945 à Tel Aviv, Nurith Aviv a réalisé quatorze films documentaires dans lesquels la question de la langue, centrale, nourrit une recherche personnelle et cinématographique foisonnante.

Première femme à être reconnue comme directrice de la photographie par le CNC dans les années 70, elle a signé l’image d’une centaine de fictions et documentaires pour Agnès Varda, Amos Gitaï, René Allio, Ruth Beckermann ou Jacques Doillon. Elle enseigne également le cinéma en France, Allemagne et Israël.

En 2015, une rétrospective Filiations, langues, lieux lui a été consacrée au Centre Pompidou, incluant 40 films dont elle est auteur ou dont elle a fait l’image. En 2008, une rétrospective de ses films a eu lieu au Jeu de Paume. Elle a reçu le prix Edouard Glissant en 2009.

La réalisatrice est invitée à donner une master-class, "Le langage, le corps, le cinéma", le jeudi 11 oct. à 14h30 et sera également présente à l'issue de chaque séance pour un débat.

 

Les films projetés aux Rencontres :

// CIRCONCISION

France, 2000, 52’, fichier, VOSTF, prod. Les Films d'Ici, ARTE, Ecouter-Voir, dist. Les Films d'Ici

C’est particulièrement aux couples mixtes, de différentes origines religieuses, que se pose la question de circoncire ou non leur fils... Pour ces gens : chrétiens, juifs, arabes, pratiquants ou athées, la décision demande réflexion, discussion et même tractation. Même si pour eux la dimension religieuse n’est pas centrale, ce geste ne saurait être anodin.

Samedi 13 oct. à 19h00

 

// PERTE (VATERS LAND)

France, Allemagne, 2002, 30’, fichier, VOSTF, prod. Thomas Geyer Filmproduktion, ZDF/ARTE, dist. Nurith Aviv
 

Berlin aujourd’hui, embrassé par un travelling de 30 minutes, défile en toile de fond. C’est la ville des ancêtres juifs de Nurith Aviv. C’est là qu’elle interroge des amis, nés comme elle après la Seconde guerre mondiale, sur les irrémédiables pertes provoquées par le nazisme en Allemagne dans les milieux intellectuels et scientifiques, la culture et la langue.

Jeudi 11 oct. à 20h30
 
 

// D'UNE LANGUE A L'AUTRE

France, Israël, Allemagne, Belgique, 2004, 55’, fichier, VOSTF, prod. Swan Productions, ZDF/ARTE, Transfax Films, Noga-Channel 8, Dérives, dist. Nurith Aviv 
 

Si l’hébreu a pu être imposé en quelques décennies en Israël, cela n’a pas toujours été sans violence. Neuf personnes - poètes, chanteurs, écrivains - évoquent les relations tumultueuses entre l’hébreu, langue nationale, et celles de leur enfance, leur famille, leur pays d’origine. Ils ne cachent pas les hontes et les difficultés qu’ils ont dû affronter, mais également les réussites et les enrichissements qu’ils ont pu connaître.

Jeudi 11 oct. à 20h30
 
 

// TRADUIRE

France, Israël, 2011, 70’, fichier, VOSTF, prod. Les Films d'Ici, Laïla Films, KTO, dist. Editions Montparnasse
 

Traduire est un film-Babel où des traducteurs de différents pays partagent, chacun dans sa langue, leur expérience de passeur de la littérature hébraïque écrite à travers les siècles : le Midrash, la poésie hébraïque médiévale, la littérature moderne et contemporaine. Ils racontent avec passion comment la singularité de l’hébreu a pu les amener à transgresser les règles.

Jeudi 11 oct. à 18h15 
 
 

// SIGNER*

France, Israël, 2018, 60’, fichier, prod. Les Films d'Ici, Laïla Films, 24 Images, dist. 24 Images

En s’intéressant aux langues des signes, Nurith Aviv nous invite à élargir notre perception du langage humain.Trois générations de sourds et entendants ainsi que des chercheuses d’un laboratoire spécialisé de l’université de Haïfa nous font découvrir ces langues, complexes et diverses, présentes aujourd’hui en Israël.

Samedi 13 oct. à 17h00 
 
 
 

Filmographie sélective (réalisation) :

Signer (2018, 60')
Poétique du Cerveau (2015, 66')
Annonces (2013, 64')
Traduire (2011, 70′)
Langue sacrée, langue parlée (2008, 73′)
D'une langue à l'autre (Misafa Lesafa) (2004, 55′)
Perte (Vaters Land) (2002, 30′)
Circoncision (2000, 52′)
Kafr Qar'a, Israël (1989, 66′)
 

* Film éligible au Prix du Public

Crédit photo : © Daniel Tchetchik