Les Odyssées de Sami et Things I could never tell my mother ont été sélectionnés dans Expériences du Regards à Lussas.

Les Odyssées de Sami de Robin Dimet
montage : Sandra Ach et Mauricio Lleras
2021, 67′, prod. Les Films de l’Oeil Sauvage, Carthage Films
Sami vit à Addis-Abeba, en Éthiopie. Cinquantenaire érudit, il est en train d’achever l’oeuvre de sa vie : la traduction en amharique d’une anthologie de la mythologie grecque. Mais Sami n’a pas de domicile fixe et il doit avant tout survivre dans la mégalopole. Tantôt aidé par des mécènes, hébergé et nourri par des amis, tantôt contraint à la mendicité, Sami vogue sans relâche sur les eaux agitées d’Addis. Sa nouvelle obsession est de parvenir à faire publier son travail, afin de partager avec ses concitoyens les intrigues des Dieux de l’Olympe, les amours de Zeus et de Sémélé, le face à face fatale de Diana et d’Actéon… Mais dans la jungle éditoriale, la gêne économique et les tempêtes politiques qui agitent l’Éthiopie actuelle, qui pourrait s’intéresser à ce projet titanesque ? Après dix-neuf années de labeur solitaire, parviendra-t-il enfin au bout de son entreprise ?

Things I could never tell my mother de Humaira Bilkis
montage : Léa Chatauret
2022, 84′, prod. Les Films de l’œil sauvage (France), Zoo Films (Bangladesh)
Humaira Bilkis a un problème avec sa mère : depuis son pèlerinage à la Mecque, celle-ci, autrefois émancipée et poète, s’est faite dévote. La cinéaste doit donc ferrailler pour lui faire accepter la caméra, alors que sa religion proscrit l’image, tout en cachant sa relation avec un Hindou de Calcutta. Elle signe un huis clos documentaire aussi juste qu’émouvant.