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Tourné en 1956, Les copains du dimanche, une commande de la CGT, est un film de propagande mais non une œuvre militante, précise Tangui Perron. Par-delà la ligne politique qu’il assume, à une époque où le syndicat évolue, ce film anticipe et exprime les futures mutations de la classe ouvrière. Film de militants sans être film militant, Les copains du dimanche, malgré son échec commercial, demeure une œuvre témoin.

Une lutte peut en cacher une autre, ainsi que tout un train de mobilisations. Si aujourd’hui le long conflit des foyers Sonacotra (1975-1980) est en passe d’être bien connu (mais il y a encore des recherches à poursuivre au niveau des mobilisations locales), les luttes  antérieures, menées dans des foyers aux sigles divers (Soundatia, Assotraf, Adef…), sont aujourd’hui méconnues, alors qu’elles ont largement contribué à faire découvrir les réalités de l’immigration – et pas seulement au niveau du logement.

 

Une rencontre au Méliès de Montreuil, autour de trois films (Etranges Etrangers, Est ainsi que vivent les hommes et Ouvriers noirs de Paris). 

Dans la nuit du premier janvier 1970, rue des Postes à Aubervilliers, cinq travailleurs africains, quatre Sénégalais et un Mauritanien, meurent asphyxiés dans un pavillon transformé en foyer où s’entassaient plus de cinquante personnes. La nuit était glaciale, l’électricité coupée, les résidents du taudis avaient bricolé un chauffage de fortune et calfeutré les fenêtres… 

Photographies de Claude Dityvon et Pierre Douzenel / F. Douzenel

Livres et revues :

Marc BERNADOT, Loger les immigrés, La Sonacotra 1956-2006, Terra, 2008

Gilles DE STAAL, Mamadou m'a dit, luttes des foyers, Révolution Afrique et Africa fête, Syllepse, 2008

Michel FIEVET, Le livre blanc des travailleurs immigrés des foyers, L'Harmattan-Ciemi, 1999

Mireille GINESY-GALANO, Les immigrés hors la cité : le système d'encadrement des foyers (1973-1982), L'Harmattan-Ciemi, 1984

En mars 1938, mandaté par le journal Regards, Willy Ronis réalise une série de clichés dans l'usine Citroën-Javel occupée par ses ouvrières et ouvriers. Publiée plus de quarante plus tard, une de ces photos, celle de la militante Rose Zehner haranguant la foule des grévistes, va devenir une icône du Front populaire et du mouvement social.
 

Certains cinéastes n'ont plus peur de l'histoire. Les agissements des réseaux staliniens en France sous le Front populaire sont ainsi directement abordés avec Disparus (1998) de Gilles Bourdos et Triple agent (2004) d'Eric Rohmer. Non pas "le passé qui ne passe pas" (comme le dirait William Faulkner) mais celui qu'on ne transmet pas, est aussi une problématique nouvellement appréhendée.

Au début des années 70, essentiellement grâce à Marc Ferro et à Pierre Sorlin, s'est esquissée une nouvelle discipline historique baptisée « histoire et cinéma » alors que se développait, toujours dans le domaine de l'histoire, toute une série de « nouveaux objets » et de « nouveaux territoires » dont le cinéma devait être un des plus beaux fleurons.

Photographie tirée de Sur les routes d'acier, documentaire réalisé en 1938 par Boris Peskine.

La mobilisation contre le CPE (Contrat Première Embauche) dont le point culminant fut atteint au printemps 2006, a engendré chez les étudiants des pratiques cinématographiques visant dans un premier temps à rendre compte de la lutte, à l’encourager ou à l’organiser. Ces films qui circulent aujourd’hui, distribués par des réseaux militants ou indépendants, nous apportent des regards variés sur l’éclosion et la fin de ce mouvement, et une matière à réflexion pour alimenter d’autres luttes.

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