CAC - Ecrire son histoire, s'auto-représenter : comment ? avec quelles images, quels sons et quels mots ?

Collège Théodore Monod à Gagny

Gagny
2025-2026

Intervenants

Anna Salzberg

Partenaires

Projet réalisé dans le cadre du parcours Culture et Art au Collège - Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis

Portrait

Anna Salzberg a fait des études de sciences sociales et sciences politiques. Elle est réalisatrice et filmeuse, preneuse de son et monteuse son. Elle est membre des laboratoires artisanaux l’Etna et l’Abominable, où elle travaille les supports argentiques, du super-8 et du 16 mm. Elle vient aussi de publier avec le collectif Synaps un ouvrage sur les archives du MLAC de Gennevilliers (Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contaception). En 2015, elle co-réalise On ira à Neuilly inch’allah avec Mehdi Ahoudig et en 2022, Le jour où j’ai découvert que Jane Fonda était brune, qui ont tous deux eu des parcours en festivals nationaux et internationaux.

Elle travaille actuellement à un nouveau film sur l’histoire de collectifs de femmes qui ont filmé leurs luttes pour les faire exister dans les années 1970, un film-essai, qui entremêle images d’archives et contemporaines. Au travers de récits intergénérationnels, ce projet retrace et prolonge une histoire des luttes féministes.

La classe en tournage

Description du projet par Anne

« J’ai demandé aux enfants de rapporter de chez eux un objet cher à leur cœur et qui appartenait à une femme de leur famille. Avec Aude, leur professeur de français, iels ont écrit un texte sur cet objet et son histoire. Les récits avaient du mal à parler intimement de leurs propriétaires, alors Aude a eu l’idée de faire parler les objets à la première personne, pour qu’ils décrivent ce qui se passaient autour d’eux. Alors un monde a commencé à apparaître, et des portraits ont surgi. Ensuite on a travaillé par groupe sur la mise en scène des objets, et une narration est apparue : d’abord on verrait les objets se présenter, puis ils décriraient leur apparence, leur texture, puis ils raconteraient leur histoire, enfin ils deviendraient des ex-voto, ils formuleraient des voeux pour le futur : d’espoir, de protection, de réconciliation. On a filmé en super 8, et c’était très beau de voir l’application que chaque enfant mettait dans la mise en scène de son objet, sachant que chacun.e avait 20 à 30 secondes de pellicule, pas plus. À la projection de fin de projet, au collège, certains parents étaient très émus, c’était vraiment un très joli moment. »