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PATRIMOINE

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Né le 17 janvier 1905 à Paris (XVIème arr.) mort le 21 août 1955 à Paris (Xème arr.), peintre décorateur, militant syndicaliste et communiste, secrétaire adjoint (1936-1939), puis secrétaire général des travailleurs de l'industrie du film (CGT), secrétaire général de la Fédération du Spectacle (1951-1955), résistant.

Deuxième (mais non pas dernière) adaptation du célèbre roman de Pierre Loti, ce film Jacques de Baroncelli possède de nombreuses qualités cinématographiques et documentaires, au-delà d’une intrigue assez convenue.

Tourné à Paimpol pour les extérieurs, Pêcheur d’Islande nous plonge dans une réalité aujourd’hui disparue : celle de la pêche du début des années 1920, ou celle d’un paysage composé de haies, de chemins, et de ports en activité. Jacques de Baroncelli glisse de surcroît dans son film de véritables extraits de bandes documentaires sur la technique de la pêche à la morue ou sur une noce en Bretagne (il s’agit de films Pathé du début des années 1900). Certains habitants se prêtèrent même au jeu de figurant - et leurs visages burinés, travaillés par la mer, tranchent avec la blancheur du teint de l’actrice parisienne (Sandra Milowanof).

Tourné en 1956, Les copains du dimanche, une commande de la CGT, est un film de propagande mais non une œuvre militante, précise Tangui Perron. Par-delà la ligne politique qu’il assume, à une époque où le syndicat évolue, ce film anticipe et exprime les futures mutations de la classe ouvrière. Film de militants sans être film militant, Les copains du dimanche, malgré son échec commercial, demeure une œuvre témoin.

Une lutte peut en cacher une autre, ainsi que tout un train de mobilisations. Si aujourd’hui le long conflit des foyers Sonacotra (1975-1980) est en passe d’être bien connu (mais il y a encore des recherches à poursuivre au niveau des mobilisations locales), les luttes  antérieures, menées dans des foyers aux sigles divers (Soundatia, Assotraf, Adef…), sont aujourd’hui méconnues, alors qu’elles ont largement contribué à faire découvrir les réalités de l’immigration – et pas seulement au niveau du logement.

 

Une rencontre au Méliès de Montreuil, autour de trois films (Etranges Etrangers, Est ainsi que vivent les hommes et Ouvriers noirs de Paris). 

Dans la nuit du premier janvier 1970, rue des Postes à Aubervilliers, cinq travailleurs africains, quatre Sénégalais et un Mauritanien, meurent asphyxiés dans un pavillon transformé en foyer où s’entassaient plus de cinquante personnes. La nuit était glaciale, l’électricité coupée, les résidents du taudis avaient bricolé un chauffage de fortune et calfeutré les fenêtres… 

Photographies de Claude Dityvon et Pierre Douzenel / F. Douzenel

Livres et revues :

Marc BERNADOT, Loger les immigrés, La Sonacotra 1956-2006, Terra, 2008

Gilles DE STAAL, Mamadou m'a dit, luttes des foyers, Révolution Afrique et Africa fête, Syllepse, 2008

Michel FIEVET, Le livre blanc des travailleurs immigrés des foyers, L'Harmattan-Ciemi, 1999

Mireille GINESY-GALANO, Les immigrés hors la cité : le système d'encadrement des foyers (1973-1982), L'Harmattan-Ciemi, 1984

En mars 1938, mandaté par le journal Regards, Willy Ronis réalise une série de clichés dans l'usine Citroën-Javel occupée par ses ouvrières et ouvriers. Publiée plus de quarante plus tard, une de ces photos, celle de la militante Rose Zehner haranguant la foule des grévistes, va devenir une icône du Front populaire et du mouvement social.
 

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