AGORA – Habiter le Grand Paris

Collège Pierre Curie à Bondy

2022

Intervenants

Antoine Danis (Cinéaste)

Les élèves exploreront leur lien, et celui de leur ville, au Grand Paris et aux projets et enjeux qui en découlent. Par la pratique documentaire, ils analyseront et renderont compte de ce que signifie « habiter le Grand Paris » quand on est bondinois, que ce soit en termes de déplacement, d’activité professionnelle, d’histoire(s), de transformation urbaine (son habitat, son lieu de vie).  Ils réaliseront des portraits écrits, photographiques ou vidéos des habitants, des espaces (modifications spatiales : lutte ou renforcement des séparations ?) et des métiers (les gens qui construisent le Grand Paris).  

Les élèves réfléchiront au traitement médiatique et cinématographique des banlieues. Ils visiteront: un média « de quartier » (Bondy Blog), l’exposition de l’association pour un musée du logement populaire (Amulop), ainsi qu’un chantier du Grand Paris.

Antoine Danis à propos de cet atelier :

« Qu’est-ce que la Métropole du Grand Paris ? Qu’est-ce que cela peut signifier pour de jeunes adolescents de Bondy ? Comment filmer une entité aussi abstraite ? Si les concepts sociologiques, géographiques, économiques abondent dans l’énonciation de la notion… ils sont largement inopérant avec une classe d’adolescents, comme avec le cinéma.

Alors en début d’atelier, il s’agissait de rendre palpable et concret pour eux ce que pourrait être le Grand Paris : avec des extraits de film qui mettent en récit, en poésie, des paysages et des visages de la « Métropole » ; avec des travaux de groupe – montage photos, travaux d’écriture, qui nous ont permis de travailler les récits et représentations du Grand Paris. Il s’agissait aussi pour moi de saisir de quelle manière chacun est le plus à l’aise pour s’exprimer, et s’approprier le projet.

Très vite deux mouvements ont émergé au sein des élèves : un mouvement de fuite, le désir de s’échapper, de prendre la tangente, d’aller ailleurs, loin de Bondy, vers Paris ; et de l’autre, l’envie de raconter ce qui est ici, la réalité qui est la sienne : celle du quartier, dans sa vitalité et ses tourments. Il nous reste maintenant à préciser cela, pour incarner des personnages, des paysages et des histoires. »